L’utilité d’un entraineur pour toupie ?

« Est-il vraiment utile de s’équiper d’un entraineur pour sa toupie ? » : voici une autre question que l’on nous pose fréquemment et qui résonne avec la problématique de la sécurité du travail avec une toupie pour le travail du bois.
Pour nous, la réponse est « oui » car c’est un gain indiscutable en terme de sécurité : l’entraîneur de toupie automatique sécurise les usinages à la toupie, en supprimant le risque de contact des mains avec les outils en rotation.

Voici quelques arguments en faveur de l’utilisation d’un entraineur automatique de toupie…

Entraineur de toupie automatiqueL’entraineur est utilisable avec des pièces courtes ou longues
– Pièces longues : régularité du travail et économie d’énergie pour l’opérateur.
– Pièces courtes : gain important en termes de sécurité d’usinage.

L’entraineur est utilisable pour des pièces usinées à plat ou sur chant
– A l’horizontal : pour l’usinage de pièces posées à plat sur la table de travail.
– A la verticale : il autorise l’usinage de pièces posées sur chant.
Dans les deux cas, grâce au réglage d’un angle de pincement, il plaque fermement les pièces sur le guide de toupie.

L’entraineur de toupie améliore la qualité du travail
– L’exécution est plus rapide lors des travaux en série.
– Elimination des marques d’à coups provoquées par un amenage manuel.
– Diminution des ondes d’usinage à la surface du bois donc moins de ponçage à prévoir.

L’entraineur augmente la sécurité
– Les mains restent tout le temps éloignées de l’outil de coupe.
– Le risque de rejet du bois est supprimé.
– Le travail est nettement moins fatiguant grâce à l’entrainement automatique des pièces de bois.

Rappel : l’entraîneur de toupie peut aussi être très utile sur d’autres machines à bois comme la dégauchisseuse ou la scie circulaire stationnaire.

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8 Commentaires

  1. Je me pose la question sur l’utilité réelle d’un entraineur sur une toupie, sachant que je suis amateur et peu utilisateur de cette machine…est-ce si efficace et pouvons nous faire les mêmes réalisations? Comment se règle-t-il?
    Merci pour vos réponses.

  2. Un entraineur, oui oui oui. Investissement important au départ mais quel bonheur d’avoir ses doigts loin de l’outil qui formate très bien le bois et les doigts voire la main entière.
    Je travaille régulièrement dans un centre chirurgical d’urgences de la main et je vois parfois des drames épouvantables, quatre ou cinq doigts déchiquetés et irrécupérables.
    Je me souviens d’un jeune apprenti menuisier de 16 ans, accident de toupie, amputé de la main entière. C’est pour celà que l’investissement est peut être cher, mais ce n’est rien par rapport à ses mains.
    Quant à moi, même vigilant, il m’arrive, il m’arrivera, il m’est arrivé d’oublier de serrer une protection, et de voir rejeter le bois à grande vitesse, car ce n’est pas souvent l’outil qui dechiquette, c’est le rejet du bois à 200kms/h qui happe la main qui le tient.
    Alors oui oui oui, entrainons nous…

  3. Au moins pour tes mains, déjà…et la qualité du travail aussi. Par contre pas toujours la possibilité de l’utiliser dans tous les cas (rainure arrêtée, chantournage)…mais d’autres moyens de protections existent dans ces cas-là.
    Et oui, toujours vérifier les serrages, on y pense jamais assez, au risque de passer pour un toc, je passe ma chek-list avant départ toujours deux fois…mais résultat…toujours mes doigts. Ce qui n’empêche pas toujours tous les pépins (outil qui éclate…ouais chouette)…mais c’est une autre histoire ^^.
    La toupie est une machine géniale mais dont il faut se méfier…Bon courage Garou…et la protection?..bien sûr que je l’ai mise!! (citation de je-ne-sais-plus-qui^^)

  4. Je suis moi aussi interessé pour l’achat d’un tel matériel, je suis convaincu de son interet, mais pourquoi faut il toujours des plaques d’adaptation, je vais avoir un best combi 260 et apparemment les entraineurs doivent etre montés avec une plaque d’adaptation

  5. J’ai résolu le pb: un CTP multiplis marine de 20mm, doublé d’une plaque metallique inox ou galvanisée découpée à la même cote par un bon copain qui travaille dans la menuiserie industrielle. Reporter les trous du socle de l’entraineur sur la plaque metallique et percer à la cote, fixer la plaque metallique sous le socle de l’entraineur par boulons et écrous nylstop ( boulon en bas, écrou en haut), appliquer le CTP sous la plaque metallique, reperer les têtes de boulons et evider leur emplacement. L’ensemble est maintenant solidaire de l’entraineur.
    Poser un patron en carton à dessin sur la table de la combinée, reperer et tracer 4 trous qui correspondent à des inserts, positionner le socle CTP plaque métallique sur le carton en couvrant les 4 trous, puis dessiner au crayon le tour du socle. Couper le carton, le poser sous le CTP, percer les trous bien verticaux dans le bois puis dans la plaque metallique (changer de foret) et le tour est joué. Prendre 4 boulons de 10, avec rondelle crantée, et serrer moderement les quatre boulons dans les inserts, ce qui solidarise la plaque metallique, le CTP et le socle de l’entraineur à la table de la combinée. Puis regler l’entraineur avec les rotules.
    Mais comme disait mon professeur, un schéma vaut mieux que mille mots…

  6. je me permets d’envoyer une réponse « discordante » : j’avais un entraineur et je l’ai revendu parce que justement cela ne sert pas dans tous les cas ! Cela sert surtout dans les travaux répétitifs fatigants comme moulurer des lames de volets, de parquets. Pour cette raison, même si j’ai refais 5 volets et bientôt 24m2 de plancher, je ne vois vraiment pas l’intérêt pour l’amateur. A mon avis, il est utile quand on fait un travail répétitif intensif comme le professionnel. L’amateur peut prendre son temps et se reposer !!

    Je pense qu’il faut surtout bien maitriser l’usage de la toupie, savoir faire les gabarits nécessaires pour régler les problèmes délicats (et dangereux!) sachant que l’entraineur n’est pas utilisable dans ces cas là.

  7. J’ai déjà répondu au sujet, mais je ne peux ne pas en rajouter une couche…C’est vrai ce qu’avance Emeraud, son emploi n’est pas toujours constant, voir impossible dans certains cas. D’où l’utilité d’avoir une batterie de gabarit à portée de main…Mais c’est justement dans les tâches répétitives que notre esprit se laisse emporter par nos pensées, et c’est comme ça qu’arrive les accidents. Outre le coté confort qu’offre cet appareil, il assure une sécurité absolue (pourvu qu’on vérifie ses serrages avant la mise en route) lorsqu’on profile une série de pièces rectilignes. Malgré son cout et son montage pas toujours évident (voir l’astuce de Bravigou), je ne peux m’en passer !

  8. Bonjour ,
    menuisier depuis plus de 30 ans, je reviens sur le sujet concernant l’entraineur de toupie. Il est vrai qu’il sécurise énormément surtout l’amateur qui pourrait avoir une certaine appréhension du travail a la toupie, notamment a la lunette par exemple. A ceux là je dirai oui l’entraîneur est utile. Ensuite l’état de surface est beaucoup plus « propre » dirons nous étant donné l’avance régulière. Mais le bémol c’est que ces petits entraîneurs adaptable sur des combinées, je pense notamment a ceux diffusé par « kity » et « lurem », mais d’autre clones existent et sont déclinés sous différentes marques ne sont guère fiable, ils se desserrent, l’entraînement n’est pas régulier, patinage sur les pièces de bois. Je possède pour ma part un « maggy » de bonne confection dont j’ai dut me séparer pour justement tout ces travers, il s’agissait pourtant d’un modèle professionnel pour acheter un bon vieux « élu » d’occasion a la qualit
    de fabrication sans commune mesure.
    Alors l’entraîneur oui pour la sécurité, mais ne vous attendez pas a des miracles avec ses petites répliques. Rien ne vaut un bon gabarit qui masque la « gueule » de la toupie découvrant l’outil a minima, j’utilise ce type de dispositif depuis plus de trente ans en utilisant une toupie de façon quotidienne et je compte toujours mes dix doigts. Voilà bon copeaux a tout les boiseux.

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